Années 50 : l’époque du système-D

Les entraînements se déroulaient dans la cour de l’ancien lycée Roumanille, qui, par ailleurs, fournissait les ballons. Nous confectionnions nous-mêmes les maillots sur lequel nous épinglions le numéro.
Les matchs à domicile se jouaient devant le Café des Palmiers, sur des panneaux amovibles. Une demande a été faite au Maire de l’époque pour qu’il coupe un platane gênant, ce qu’il fit faire. Le matin, les joueurs traçaient eux-mêmes les lignes du terrain à la chaux.
Par la suite, un terrain en dur fut construit aux abords de la piscine olympique, non-loin du centre-ville. Le club y élit rapidement domicile pour les matchs et entraînements.  

N’ayant pas de voitures, le club pouvait compter sur des bonnes volontés pour accompagner en déplacements, dont Julien REY.
Parmi les divers véhicules d’accompagnements, nous dénombrions :

  • Renault Prairie conduite par Félix MAURENT
  • Citroën B2 prêtée par M. LAPIERRE et conduite par son beau-fils Loulou PAILLON
  • Fourgon Citroën C4 prêté par Elie FABRE
  • Simca Aronde du Docteur CULTY
  • Peugeot 404 de Georges RAMADE
  • Renault Dauphine de Jean BORNERAND, professeur d’éducation physique du Lycée
  • Ford Vedette de Papa GARDON, cafetier

Il leur arrivait également de louer une 2 CV chez Pierre MONOD ( agence Citroën ) ou d’utiliser le Taxi de Raymond POUYOL, dit Poupouille, moyennant finances.
Ce n’est que plus tard que la solution idéale fut trouvée : le fourgon de Félix MAURENT, qui pouvait contenir jusqu’à 22 joueurs !!!
Les soirées de matchs se terminaient au très sélect « Dancing des Roches ».
La grande équipe Seniors Garçons resta quasi-inchangée environ huit ans, et se composait alors de Robert DEMESY, Jean RODARI, Gino CUNTIGH, Néné GARDON, M. BREZISKY, Jean COMBES.
Il y avait une très bonne entente, les résultats étaient excellents, en témoigne leur finale de Coupe Régionale, certes perdue, contre Marseille à la fin des années 50.
Terrain de la pîscine à la fin des années 50
Départ pour un match avec le fourgon Citroën
Match Seniors Filles à Entraigues en 1950
Seniors Garçons 1950-1951

1952 : premier jumelage avec Lausanne ( Suisse )

Lors des fêtes de Pâques 1952, les Seniors Filles et Garçons du club se rendent à Lausanne en Suisse. Néné GARDON, alors à l’armée, n’ayant pas le droit de quitter le territoire, dut se cacher, lors du passage par la douane notamment, dans le fond du fourgon, au risque d’une sévère sanction.
Les filles s’étaient une nouvelle fois toutes elles-mêmes confectionnées leur corsage.
Etaient du voyage : Ginette FRAUD, épouse CUNTIGH, Henriane GARDETTE, Jacqueline JULLIEN, Liliane MONOD, Jeannine MAURENT, Ida RODARI, Anne-Marie BOUTEILLE, Agué SOULIER, Angélina REDOLFI et Jeannette FABRE, qui a rejoint le convoi à la dernière minute en remplacement d’une joueuse malade. Les filles étaient entraînées par Néné GARDON et Pierre MICHEL, dit « Mike ».

1958 : la Guerre d'Algérie contraint les Nyonsais à renoncer à disputer le championnat de France !

Anecdote : un arbitre devenu « culte »

Cette photo fut prise lors d’une rencontre jouée à Nyons contre le Marseille Université Club. Peu flatteuse pour Raoul PAILLON, dit « Loulou », elle le représente en train de subir la loi d’un défenseur marseillais. Au second plan, l’arbitre, Monsieur FRENIEUX, de Vaison-la-Romaine. L’Histoire ne dit pas s’il a sifflé faute sur l’attaquant nyonsais…
Monsieur FRENIEUX avait pour habitude d’officier sur les rencontres en habits du dimanche. Avec l’incontournable nœud papillon. A cette époque pas de costume gris, ni d’écusson FFBB.
Lors d’une rencontre disputée à Nyons et devenue « culte », l’arbitre vaisonnais fit une bourde mémorable, accordant un panier alors que le ballon n’avait fait qu’effleuré le filet. Un « air-ball » dirions-nous de nos jours.
Depuis cet incident, le public a pris pour habitude de s’esclaffer en choeur sur chaque panier marqué : « Monsieur FRENIEUX l’accorde ! ». L’Histoire ne dit pas non-plus si l’intéressé appréciait ses « vannes » incessantes.

Venterol : une équipe restée dans les annales

Le monde associatif étant nettement moins réglementé à l’époque, des clubs de basket fleurissaient de partout. Ainsi, pendant plusieurs décennies, il y eut du basket à Visan, Grillon, Taulignan, Valréas et même ... Venterol ! Pour la petite histoire, cette équipe, composée alors de Ramon BELL-LLOCH, Robert PELOUX, Raymond ARGENSON, René ARNAUD, Aymé JOUVE, Cyril BOFFELI et Pierre OURS, est restée dans l’Histoire pour n’avoir jamais remporté un seul match. Mais l’essentiel n’est-il pas de participer ?

Saison 1958-1959 : la mise en sommeil du club

La saison s’annonçait sous les meilleurs auspices, avec la montée d’Excellence de Provence en Fédéral ( équivalent du championnat de France Nationale 3 ) à l’issue d’un parcours fabuleux en 1957-1958. Malheureusement, Nyons doit renoncer à cette accession en raison du départ pour la guerre d’Algérie de la totalité de l’effectif.
Restent deux Cadets surclassés, Jean-Louis VERCUEIL et Claude VIRETTO, qui n’ont d’autres choix que d’évoluer durant deux saisons à Vaison-la-Romaine. Deux belles années ceci dit, jouées au plus haut niveau régional, avec en prime une sélection pour l’équipe Juniors de Provence et une coupe du Fair-play remportée en 1960 !!!
Mais le bonheur ne dure pas, et eux aussi devront se rendre sur le front algérien, pour n’en revenir qu’en 1962. Entre temps, la section basket de l’ESN a été mise en sommeil quatre saisons durant, et ce malgré l’implication sans limite de MM. BUREAU et BORNERAND.
Visionnez toutes les photos de l'époque :
Minimes Filles et Cadettes 1952-1953
Cadettes de NYONS et PRIVAS en 1957
Mirabel-aux-Baronnies avait également son club de basket !
 
Ici, les Minimes Garçons de 1958.
L'UNSS marchait fort également : en 1956, les Juniors sont champions d'Académie !
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